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Richards, Keith (1943-....)

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Biographie

Pré-Rolling Stones

Keith Richards en 1965. Keith naît au Livingstone Hospital de Dartford durant la Seconde Guerre mondiale. Ses parents sont ouvriers. Son père ayant été grièvement blessé pendant la guerre, Keith est très proche de son grand-père maternel, Augustus Theodore Dupree, dit « Gus », musicien de jazz, qui a une grande influence sur lui, à partir de ses quatre ans. Son grand-père, qui avait eu huit filles et n'était pas mécontent d'avoir un petit garçon comme allié dans la maison, avait l'habitude de poser sa guitare sur le piano pour qu'il ne puisse pas l’atteindre, il pouvait la regarder, mais pas la toucher. Un jour, son grand-père le lui a tendue en disant: « Tu la regardes tout le temps, pourquoi n’essaies-tu pas de jouer ». Il apprend avec lui son premier morceau, la Malagueña, car pour son grand-père, s'il sait jouer la Malagueña, il saura tout jouer. En 2014, Keith Richards publiera un livre pour enfant intitulé, « Gus & moi », en hommage à son grand-père, avec qui il garde aussi de bons souvenirs de ses ballades avec lui dans Londres, en compagnie du chien du grand-père, Mr. Thompson Wooft. La première idole de Keith est Roy Rogers, acteur de western, qu'il imite chez lui. Plus tard, Keith adopte le style vestimentaire « Teddy Boy ». En 1956, sa mère lui achète sa première guitare espagnole à la coopérative de Dartford pour sept livres Après le divorce de ses parents, Keith est envoyé au Sidcup Art College : c'est à cette période qu'il décide de ne plus voir son père. Il ne le retrouvera qu'en 1982.

Dartford est également la ville natale de Mick Jagger, avec lequel il ira à l'école maternelle. Ils se perdront de vue quelques années, avant de se retrouver ensemble sur le quai de la gare de Dartford en 1960. Mick a des disques avec lui, dont le Best of Muddy Waters, ce qui incite Keith à venir lui parler. Mick invite Keith à le rejoindre dans son groupe tout juste naissant, Little Boy Blue & The Blues Boys. Keith vient avec son ami Dick Taylor, qu'il a connu au Sidcup Art College. En juillet 1961, dans le Devonshire, en vacances avec les parents de Keith, Richards et Jagger font leur première prestation en public, avec des reprises des Everly Brothers.

Mick chante aussi au Ealing Club dans les Blues Incorporated d'Alexis Korner, qui ont Charlie Watts au poste de batteur et Jack Bruce à la basse ; il y emmène Keith. Au Ealing Club, ils rencontrent Brian Jones, grand amateur de blues, qui cherche à monter un groupe avec le pianiste Ian Stewart. Avec Dick Taylor à la basse et Mick Avory à la batterie, ils formeront la première configuration des Rolling Stones en 1962. Dick Taylor quitte le groupe pour former les Pretty Things et est remplacé en décembre 1962, par Bill Wyman. Charlie Watts s'installe à la batterie et Ian Stewart quitte le groupe sous l'instigation de leur manager, Andrew Loog Oldham. La formation composée de Mick Jagger au chant, de Keith Richards et Brian Jones aux guitares, Bill Wyman à la basse et Charlie Watts à la batterie ne bougera désormais plus jusqu'au départ de Brian Jones en 1969.

Après que les Rolling Stones eurent signé avec Decca Records en 1963 leur manager, Andrew Loog Oldham, supprima le « s » de son nom de famille, croyant que « Keith Richard » faisait plus pop. Au début des années 1970 Richards rétablit le « s » terminal de son nom.

Il a voulu rencontrer son idole Chuck Berry et assiste à l'un de ses concerts, il veut le rencontrer mais se fait renvoyer sans ménagement, il reçoit un coup de poing de celui-ci pour avoir voulu forcer le passage aux tribunes, Chuck dira qu'il ne savait pas qui c'était.

Avec les Rolling Stones

En 1962, Keith Richards rejoint avec son ami Mick Jagger, qu'il a rencontré en 1960 et avec qui il joue dans les différents clubs de Londres les Rolling Stones groupe fondé par Brian Jones. Le formation fluctuante au début, se stabilise en janvier 1963 autour de Mick Jagger au chant, Brian Jones et Keith Richards aux guitares, Bill Wyman à la basse et Charlie Watts à la batterie. Ian Stewart, pianiste et fondateur du groupe, bien qu'il y tienne régulièrement le piano jusqu'à sa mort, en est écarté comme membre officiel en mai 1963 par le manager Andrew Loog Oldham, qui trouve que son image ne correspond pas à celle du groupe.

Collaboration artistique avec Mick Jagger

Les premiers succès des Rolling Stones ne se composent au début de reprises de standards de blues ou de rock (notamment de titres de Chuck Berry). C'est sous l'impulsion de leur manager, Andrew Loog Oldham, désireux de voir le groupe produire quelque chose de nouveau à l'instar des Beatles, que Keith Richards et Mick Jagger commencent à écrire des chansons pour le groupe. D'après Richards, ils ont composé leurs premières chansons en 1963 lorsque Andrew Oldham les a enfermés dans une cuisine à Willesden en leur disant : {{citation}}. La légende veut que de cette première collaboration naît As Time Goes By qui sera modifié par Oldham en As Tears Go By et qui ne sera enregistrée qu'en 1965, par les Rolling Stones après que Marianne Faithfull eut connu un succès en l'enregistrant. Il semblerait cependant que la chanson composée ce soir-là soit It Should Be You

La première chanson du duo Jagger/Richards qui atteindra la première place des charts britanniques sera The Last Time enregistrée en février 1965, suivie en mai de (I Can't Get No) Satisfaction puis de Get Off of My Cloud en septembre. C'est en se réveillant au milieu d'une nuit de 1965 dans sa chambre d'hôtel en Floride, que Keith Richards compose la musique de Satisfaction, qui deviendra le premier grand hit des Rolling Stones. À son réveil il ne se souvient même pas avoir enregistré et c'est en écoutant la bande qu'il se rend compte qu'il a environ {{unité}} de refrain et... {{unité}} de ronflements.

Dans son autobiographie intitulée Life, Keith Richards a expliqué la manière de composer du duo Jagger/Richards. Keith arrivait souvent en répétition ou en studio avec un riff, un thème et souvent, un premier vers. Mick Jagger s'occupait alors d'écrire le reste de la chanson, modifiant parfois le premier vers et composant la ligne de chant. Cependant, il arrivait parfois, comme pour le duo Lennon/McCartney que l'un des deux membres soit l'auteur/compositeur unique de la chanson, malgré le fait que celle-ci soit créditée des deux noms. C'est le cas par exemple de Gimme Shelter, intégralement composé et écrit par Keith ou de Brown Sugar, intégralement écrit et composé par Mick.

La signature systématique Jagger/Richards des chansons des Rolling Stones a été cependant critiquée parce qu'elle ne considérait pas toujours les contributions parfois très importantes des autres membres du groupe. Brian Jones, Mick Taylor, Ron Wood et Bill Wyman n'ont par exemple que rarement été crédités pour leurs contributions à la musique des Rolling Stones.

Ron Wood déclara un jour pour le magazine Rolling Stones: "Clairement, si quelqu'un a l'idée initiale pour une chanson, elle devient fondamentalement la leur ou si soit Keith soit Mick se pointe à une session avec un riff ou des paroles pour une chanson, alors c'est chasse gardée".

Avec Brian Jones (1962 - 1969)

De part leur importance dans les succès de la formation, Mick Jagger et Keith Richards s'imposent progressivement comme les leaders du groupe au détriment de son fondateur originel, Brian Jones. Néanmoins, ce dernier développe avec Keith Richards, un jeu de guitare particulier qui contribue à la popularité du groupe. Les deux guitaristes qui ont partagé un appartement et qui ont longtemps répété ensemble, pratiquent un jeu où ne se distingue ni guitariste rythmique, ni réel soliste mais où les motifs joués par chaque guitariste se mélangent. Keith Richards nommera ce jeu « weaving »{{,}}{{,}} (en français:"tissage"). Si Keith Richards est le compositeur principal des chansons du groupe, Brian Jones apporte néanmoins une certaine couleur artistique aux productions du groupe en jouant de différents instruments: guitare slide, harmonica, sitar, saxophone, dulcimer, banjo, mellotron, marimba...

Bien que l'influence de Jones a souvent été minimisé par Keith Richards, il semblerait que ce soit pourtant lui qui fut le premier à utiliser des « open tunings » dans le groupe. Il semblerait aussi que Brian Jones ait été à l'origine de certains des succès du groupe comme Paint It Black ou Under My Thumb sans y avoir été crédité.

Cependant, à partir de 1967, les relations entre les deux guitaristes deviennent plus compliquées. La petite amie de Brian Jones, Anita Pallenberg commence une liaison puis le quitte pour Keith Richards, ce qui provoque un malaise au sein du groupe. En raison de sérieux problèmes de drogues, d'un comportement erratique et d'ennuis judiciaires, Brian Jones devient de moins en moins capable de jouer au sein du groupe et l'association entre les deux guitaristes se détériore. Sur l'album Beggars Banquet sorti en 1968, la plupart des parties de guitare sont enregistrées par Keith Richards seul du fait du manque d'assiduité de Jones.

Le 9 juin 1969, Brian Jones annonce qu'il quitte le groupe, dont il a été renvoyé. Il meurt noyé dans sa piscine le 3 juillet 1969 .

Avec Mick Taylor (1969 - 1974)

Sur les conseils de John Mayall, Mick Taylor est embauché par le groupe en remplacement de Brian Jones en juin 1969. Appelé à l'origine pour enregistrer des parties de guitare lors des sessions d'enregistrement de l'album Let It Bleed, il impressionne tellement Keith Richards et Mick Jagger qu'il est choisi pour faire partie du groupe.

Il fait ses débuts sur scène lors du concert de Hyde Park le 5 juillet 1969. Il restera 5 ans dans le groupe, participant à Let It Bleed, Sticky Fingers, Exile On Main Street, Goats Head Soup, It's Only Rock'n'Roll et à de nombreuses tournées dont celles de 1969 et 1972 aux États-Unis.

Guitariste virtuose, souvent considéré comme le meilleur guitariste ayant évolué au sein du groupe, son association avec Keith Richards va être différente de celle que ce dernier entretenait avec Brian Jones. Les rôles sont désormais partagés: Keith Richards est le guitariste rythmique du groupe, Mick Taylor, le guitariste soliste.

Pour Keith Richards, cette période est très prolifique musicalement. Installé en France, à Villefranche-sur-mer pour des raisons fiscales à partir de 1971, il enregistre dans sa villa de Nellcôte lors de sessions multiples, de nombreuses chansons de l'album Exile On Main Street sorti en 1972. En raison de son investissement dans cet album, Exile On Main Street est souvent considéré comme l'œuvre majeure de Keith Richards et celle où son influence musicale est la plus importante. Néanmoins, malgré cette réussite, Keith Richards commence à connaître de sérieux problèmes de drogues, qui vont perturber son rendement musical dans la décennie.

En décembre 1974, Mick Taylor annonce qu'il quitte le groupe en raison de désaccords. La principale raison de ces désaccords concerne le fait qu'il n'a jamais été crédité pour ses contributions aux compositions du groupe notamment Sway et Moonlight Mile

Musique

Pendant le Rolling Stones Voodoo Lounge World Tour à Rio de Janeiro en 1995. Keith a toujours été un fan de Chuck Berry. Il le restera toujours, et le style syncopé du rocker de Saint-Louis sera magnifié par Richards. Keith connaît d'ailleurs sur le bout des doigts tous les riffs et solos du maître

Dès le début, il développe au sein du groupe avec Brian Jones, un style de jeu qui deviendra la « marque de fabrique » du groupe : l'imbrication des deux guitares, sans réelle distinction entre soliste et rythmique. Ainsi, personne n'a l'étiquette « soliste », ni celle de « rythmique », les deux guitaristes pouvant alterner et combiner leur partie de guitares, créant un son unique. Ce style de jeu se perdra quelques années, durant la période Mick Taylor, le guitariste virtuose qui remplaça Brian Jones en 1969 et resta dans le groupe jusqu'en 1975. Mick Taylor s'était imposé comme soliste, eu égard à sa technique et à sa virtuosité, Keith redeviendra soliste après le départ, provoqué de Taylor et l'arrivée de Ron Wood en 1975.

Pendant le break scénique des années 1967-1969, sous l'influence de Gram Parsons, il « invente » un nouveau type de jeu de guitare : il l'accorde en « open tuning » de sol, (, sol, , sol, si, , ) duquel il retire la sixième corde, la plus grosse, le mi grave, ce qui permet d'avoir un sol en basse, la {{5e}} corde devenant la plus grave. Avec ce type d'accordage « ouvert », il produit les riffs de Honky Tonk Women, Brown Sugar, Jumpin' Jack Flash, Start Me Up, etc. Il utilise de préférence une Fender Telecaster custom pour ce type d'accordage.

Son ami et membre originel du groupe, bien qu'il n'en fasse plus partie et road manager du groupe Ian Stewart, lui a appris des rudiments de piano, qu'il utilisera pour la première fois sur Let's Spend the Night Together en 1967, bien qu'il ne joue pas sur l'enregistrement final.

Reconnaissance

La fin des années 1960 et le début des années 1970 lui apporteront la reconnaissance de ses pairs, dans un style musical mûr et immuable, qui sera la signature de Keith : utilisation des « open tunings » (la guitare est accordée en sol majeur et ne compte que cinq cordes), rythme syncopé, utilisation du quatrième temps de chaque mesure comme point d'appui, généralisation du « riff » dans le rock, qui le fera surnommer « le riff humain » (« Human Riff ») par de nombreux commentateurs. Cette période sera aussi celle des débuts de son addiction à l'héroïne, dont il mettra plus de dix ans à se sevrer. Malgré de nombreux procès intentés contre lui dans différents États, Keith Richards grâce à ses brillants avocats n'a jamais fait de prison. Il fut souvent condamné à des amendes et une fois à jouer un concert pour des aveugles. C'est durant cette période que, sous la houlette du producteur Jimmy Miller seront produits les albums des Stones les plus connus : Beggars Banquet, Let It Bleed, Sticky Fingers et Exile on Main Street. L'album Let It Bleed est d'ailleurs considéré comme l'œuvre (guitaristique) du seul Keith, Brian Jones, le deuxième guitariste, ne venant plus en studio : Keith y joue un certain nombre de parties de guitare, épaulé par Mick Taylor ou encore Ry Cooder. Jones, exclu du groupe en 1969, peu avant sa noyade dans des conditions étranges, est remplacé par Mick Taylor, un des guitaristes de John Mayall. Un deuxième album, mythique, le meilleur des Stones selon Keith Richards dans son livre Life, Exile on Main Street, est considéré comme son œuvre, entièrement enregistré dans sa villa du sud de la France durant l'exil du groupe pour des raisons fiscales. Sur cet album, Keith Richards est le chanteur principal de Happy, et le sera durant chaque concert, Jagger mettant à profit ce passage pour changer de tenue. Les prises sont réalisées dans la cave de la maison louée à Villefranche-sur-Mer alors que le mixage et la finalisation sont effectués en studio à Los Angeles.

Période sombre

Les années suivantes seront une période trouble pour Keith et ce jusqu'au milieu de la décennie 1980. Drogues, incarcérations, mort de son fils et de proches, doutes musicaux, albums inégaux des Stones, arrivée du disco dans leur musique, querelles avec Mick Jagger, etc. Le remplacement de Mick Taylor, parti de lui-même, par l'ami Ron Wood, permettra tout juste à Keith d'être « présent » sur scène. L'arrestation de Keith à Toronto au {{lang}} en février 1977, où il risquait jusqu'à sept ans de prison, mettra le groupe en péril et jettera sérieusement le doute sur la pérennité de sa présence comme guitariste au sein des Stones. L'apogée de ses troubles est atteinte en 1986 avec l'album Dirty Work, sur lequel il ne joue pratiquement pas. Le titre de l'album est un clin d'œil aux fans, qui connaissent les difficultés du groupe et de leur guitariste. Cette période sera celle du doute quant à la séparation des Stones, des albums solo de Jagger et Richards, mais aussi de Ron Wood et de Charlie Watts. Keith sera l'initiateur et le directeur musical du film Hail! Hail! Rock 'n' Roll réalisé pour les 60 ans de Chuck Berry.

Renaissance

La renaissance viendra avec l'album Steel Wheels, qui verra Keith Richards et son groupe, à nouveau soudés, retrouver inspiration et respiration ! Même si les tournées se font, désormais, dans de grands stades et deviennent une véritable industrie, Keith insistera pour continuer à jouer dans de petites salles, plus ou moins officiellement. Le groupe devant parfois user de surnoms divers pour pouvoir jouer.

2005

Keith Richards à la First Mariner Arena de Baltimore dans le Maryland en février 2006. L'album A Bigger Bang est également une résurrection, enregistré « à l'ancienne », dans le château français de Mick Jagger. De nombreux blues et titres très « roots » composent cet album, avec toujours la « patte » et les riffs de Keith.

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[hommage à Hank Williams]
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the Rolling stones in concert, DSD remastered
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the best of Rolling Stones 1971-1993
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