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Green, Eugène (1947-....)

Biographie

Eugène Green naît en 1947 à New York. Très tôt, il décide de quitter les États-Unis, qu'il nomme dans ses écrits la « Barbarie » et dont il ne prononce jamais le nom, et désire émigrer en Europe. Après voir voyagé à travers l'Europe, à Munich, à Prague et en Italie, il s'établit finalement à Paris en 1969 et y poursuit des études de lettres (licence et maîtrise de 1970 à 1973) puis d'histoire de l'art (licence et DEA de 1975 à 1977){{,}}.

Il obtient la nationalité française en 1976.

Il est figurant dans le film de Robert Bresson, Le Diable probablement.

En 1977, il crée sa compagnie, le théâtre de la Sapience. Après des années passées à avoir tenté de restituer un théâtre baroque, il se tourne vers le cinéma à partir de la fin des années 1990 et se désinvestit du théâtre.

En 1997, il obtient l'avance sur recettes pour réaliser son premier film Toutes les nuits. Il tourne le film en 1999 et le film sort sur les écrans en 2001. Il obtient alors le prix Louis-Delluc. Le film attire notamment l'attention de Jean-Luc Godard. Quand Serge Kaganski l'interroge en 2004 sur les films qui l'ont intéressé au cours des dernières années, Godard cite Toutes les nuits.

En 1999, il met en scène Mithridate de Jean Racine à la chapelle de la Sorbonne{{,}}.

En 2002, il tourne le court métrage Le nom du feu. La même année, il représente le Sermon sur la mort de Bossuet à l'église Saint-Étienne-du-Mont. Pour retrouver l'esprit du {{s}}, l'église est éclairée à la bougie et Eugène Green déclame le sermon depuis la chaire.

En 2003, il sort deux livres, le recueil de contes Rue des Canettes et l'essai sur la parole au cinéma Présences. En attendant les financement pour Le Pont des Arts, il obtient des financements pour un court-métrage qui devient finalement un long métrage de 75 minutes, Le Monde vivant. La même année , il obtient l'avance sur recettes pour tourner Le Pont des Arts, un projet ancien qui remonte à 1997{{,}}. L'histoire se passe à Paris entre 1979 et 1980. Elle est centrée autour de deux personnages. Sarah (Natacha Régnier), une chanteuse baroque, terrorisée par son chef (Denis Podalydès) est amenée à se suicider. Pascal (Adrien Michaux), étudiant en lettres, est au bord du suicide mais retrouve le goût de vivre en entendant la voix de Sarah sur un disque qui lui a été offert par son ancienne petite amie. Autour de ces deux personnages et de leurs compagnons respectifs, on trouve un ensemble de personnages caricaturaux comme le chef de l'ensemble musical dans lequel chante Sarah, Guigui, le metteur en scène Jean-Astolphe Meréville interprété par Olivier Gourmet ou encore la professeur de surréalisme interprétée par Julia Gros de Gasquet. Le film est à la fois une fable sur la force de l'art qui permet à Pascal et Sarah de se retrouver par delà la mort et une vive satire du monde de la musique baroque. Comme toujours, le cinéma d'Eugène Green clive fortement la critique. Certains, à l'image de Jean Collet dans la revue Étvdes, condamnent la radicalité des partis pris esthétiques, considérant que le choix de prononcer toutes les liaisons donne {{Citation}}. L'aspect satirique du film dérange aussi certains critiques, comme Jean-Philippe Tessé qui n'y voit qu'un {{citation}}{{,}}.

Il est apparu en tant qu'acteur en 2006 dans Les Amitiés maléfiques d'Emmanuel Bourdieu et dans Fragments sur la grâce de Vincent Dieutre.

Il publie son premier roman La Reconstruction en 2008.

La Religieuse portugaise (2009) raconte le tournage à Lisbonne des Lettres portugaises de Gabriel de Guilleragues.

En 2009, il tourne La Religieuse portugaise à Lisbonne en portugais. Le film raconte l'histoire de Julie de Hauranne (Leonor Baldaque), une actrice française qui se rend à Lisbonne pour le tournage d'une adaptation cinématographique des Lettres portugaises de Gabriel de Guilleragues. Lors de ses pérégrinations à travers la ville, elle tente de donner un sens nouveau à sa vie.

La même année, il publie un deuxième roman, La Bataille de Roncevaux, dans lequel il raconte l'itinéraire spirituel d'un jeune Basque forcé de se confronter à l'apprentissage du français{{,}}.

En 2011, il publie La Communauté universelle, qui reçoit le Grand Prix Catholique de Littérature 2012. Le roman raconte l'histoire d'un couple qui, après que la femme a soudainement quitté son mari, effectue chacun de son côté un retour aux sources.

Les Atticistes (2012) est un roman satirique racontant essentiellement l'histoire de deux personnages: Amédée Lucien Astrafolli, digne représentant de l'atticisme français, et Marie-Albane de Courtambat, sémiologue, féministe et adepte de la « méta-littérature » tout au long de la seconde moitié du {{s}}.

Il publie en 2014 aux éditions Arfuyen, son premier livre de poésie, Le Lac de cendres.

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