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Lovecraft, Howard Phillips (1890-1937)

Contents


Biographie

Jeunesse

Lovecraft vers neuf ans.

Lovecraft est né le {{date}} à 09h00 du matin dans la résidence familiale au 194 (plus tard 454) Angell Street à Providence dans le Rhode Island (la maison sera détruite en 1961). Il est le fils unique de Winfield Scott Lovecraft, un commerçant ambulant qui vend des bijoux et des métaux précieux, et de Sarah Susan Phillips Lovecraft dont la généalogie, aux États-Unis, remonte à l'époque de la colonie de la baie du Massachusetts, en 1630. Ses parents se sont mariés alors qu'ils avaient plus de trente ans, ce qui est tardif à l'époque. En 1893, alors que le petit Lovecraft n'a que trois ans, son père est atteint de démence dans un hôtel de Chicago alors qu'il est en voyage d'affaires. Ramené à Providence, il est placé au {{lang}} où il restera jusqu'à sa mort, en 1898. Lovecraft a toujours affirmé que son père était mort des suites d'une paralysie provoquée par une {{Citation}}, mais il est à présent presque certain que la cause de la mort était une paralysie générale. On ne sait pas si le jeune Lovecraft était au courant de ce dont souffrait son père (syphilis), mais il est probable que sa mère l'était, ayant même reçu des doses d'arsenic à titre préventif.

Après l'hospitalisation de son père, Lovecraft est élevé par sa mère, ses deux tantes, Lillian Delora Phillips et Annie Emeline Phillips, et par son grand-père maternel, Whipple Van Buren Phillips. Ils résident tous les cinq dans la demeure familiale. Lovecraft est surdoué, récitant des poèmes par cœur à trois ans et écrivant ses premiers à six. Son grand-père l'encourage à lire et lui procure des classiques comme Les Mille et Une Nuits, {{lang}} de Thomas Bulfinch et des versions pour enfants de l’Iliade et de l’Odyssée. Ce même grand-père intrigue d'ailleurs le jeune Lovecraft en lui racontant ses propres histoires gothiques.

Enfant, Lovecraft est fréquemment malade, peut-être de manière psychosomatique, bien qu'il attribuât ses souffrances à des causes purement physiologiques. L'idée selon laquelle il aurait souffert de la syphilis de manière congénitale a été invalidée. Par ailleurs, à cause de sa condition physique médiocre et de son caractère effronté, il n'est jamais allé à l'école avant l'âge de huit ans et en a alors été retiré après à peine un an. À la même époque, il lit beaucoup d'écrits scientifiques et astronomiques et, quatre ans plus tard, il entre au lycée de Hope Street. On pense par ailleurs que Lovecraft a très vite souffert de terreur nocturne, un trouble paroxystique rare. Beaucoup de ses travaux seront directement influencés par celle-ci.

Lovecraft en 1915.

La mort de son grand-père en 1904 l'affecte énormément. À cause de la mauvaise gestion du patrimoine de ce dernier, la famille se retrouve presque sans le sou et doit déménager au 598 Angell Street. Lovecraft est tellement dérouté par cette perte qu'il pense un moment au suicide. En 1908, avant de recevoir son diplôme, il fait une crise de ce qu'il qualifiera plus tard de {{Citation}} ; il ne recevra ainsi jamais son diplôme, même s'il affirme ensuite le contraire pendant très longtemps. {{nobr}} suggère dans sa biographie que l'une des causes principales de cette dépression a été l'incapacité de Lovecraft à comprendre les mathématiques, une matière qu'il devait maîtriser pour devenir astronome professionnel. Cet échec (il ne put étudier à la {{lang}}) a pendant longtemps été une source de déception et de honte pour lui.

Lovecraft écrit de la fiction dans sa jeunesse mais, de 1908 à 1913, il se consacre surtout à la poésie. Pendant cette période, il vit comme un ermite et n'a de contact qu'avec sa mère. Ceci change après avoir contacté Argosy, un {{Citation}}, à propos du caractère insipide des histoires d'amour de l'un des écrivains populaires de la revue. S'ensuit un débat dans les colonnes du magazine qui attire l'œil d'{{nobr}}, le président de la {{lang}} (UAPA), qui invitera Lovecraft à le rejoindre en 1914. L'UAPA revivifie Lovecraft et l'incite à publier des poèmes et des essais. En 1917, poussé par ses correspondants, il retourne à la fiction et écrit {{Citation}} et {{Citation}}. Cette dernière est son premier écrit publié de manière professionnelle dans {{lang}}, en novembre 1919, et dans {{lang}}, en 1923. À la même époque, il commence à se constituer un carnet d'adresses consistant. Ses correspondances, longues et fréquentes, font de lui l'un des plus grands auteurs de lettres du siècle. On compte parmi ses contacts : Robert Bloch, Clark Ashton Smith et Robert E. Howard.

En 1919, après avoir souffert d'hystérie et de dépression pendant une longue période, la mère de Lovecraft entre au {{lang}}, comme son mari avant elle. Elle écrit néanmoins fréquemment à son fils et ils restent très proches jusqu'à sa mort le {{date}} après des complications consécutives à une opération de la vésicule biliaire. Lovecraft est dévasté.

Mariage et New York

Sonia Greene.

Quelques semaines plus tard, Lovecraft assiste à un congrès de journalistes amateurs à Boston lors duquel il rencontre Sonia Greene. Née en 1883, elle est d'origine juive et ukrainienne. Ils se marient en 1924 et emménagent à Brooklyn. Les tantes de Lovecraft ne sont guère enchantées par cette union car elles n'apprécient pas que leur neveu se marie à une commerçante (Greene était propriétaire d'une chapellerie). Au départ, Lovecraft aime beaucoup New York, mais, très vite, le couple doit faire face à des difficultés financières. Greene perd son commerce et est en mauvaise santé. Lovecraft n'a pas assez d'argent pour vivre et sa femme déménage à Cleveland pour trouver du travail. L'auteur vit alors seul dans le quartier de Red Hook et se met à détester cette ville. En effet, ce sentiment décourageant d'incapacité à garder quelque emploi que ce soit au milieu d'une population si dense d'immigrés (tout à fait inconciliable avec l'idée qu'il avait de lui-même en tant qu'Anglo-Saxon privilégié) est considéré comme le facteur ayant fait de son racisme une peur absolue qu'il exprimera dans {{Citation}}.

Quelques années plus tard, Lovecraft et Greene divorcent à l'amiable, mais la procédure n'aboutit jamais tout à fait. Il retourne à Providence où il vit avec ses tantes jusqu'à la fin de leur vie.

Retour à Providence

De retour à Providence, Lovecraft s'installe dans une {{Citation}} au 10 Barnes Street où il demeurera jusqu'en 1933. C'est d'ailleurs l'adresse du {{Dr}}. Willett dans {{Citation}}. Cette période des dix dernières années de la vie de l'auteur est également la plus prolifique : c'est à cette époque qu'il publie la quasi-totalité de ses écrits les plus connus grâce à {{lang}} ({{Citation}} et {{Citation}}). Il est également nègre littéraire : Le Tertre, La Mort ailée, Prisonnier des Pharaons (pour Harry Houdini) et Le Journal d'Alonzo Typer.

Tombe de l'auteur. Malgré ses efforts, il ne parviendra jamais à gagner d'argent. Il doit déménager avec sa dernière tante dans un logement encore plus petit et inconfortable. Il est par ailleurs très affecté par le suicide de Robert E. Howard en 1936, avec lequel il entretenait une relation épistolaire. La même année, on lui découvre un cancer de l'intestin, tandis qu'il souffre de malnutrition. Il vit dans une douleur permanente jusqu'à sa mort le {{date}}.

Le nom de Lovecraft est inscrit parmi ceux de ses parents et du reste de sa famille sur le monument familial. Mais ce n'était pas assez pour ses fans et, en 1977, un groupe de particuliers collecte des fonds pour lui offrir sa propre stèle. Ils y font inscrire son nom, ses dates de naissance et de décès ainsi que cette phrase {{Citation}} ({{Citation}}), un aphorisme retrouvé dans ses lettres.

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précédé de "Histoire du Necronomicon"
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