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Goodall, Jane (1934-....)

Biographie

Invitée au Kenya par une amie, elle y rencontre, à l'âge de 23 ans, le docteur Louis Leakey, archéologue et paléontologue célèbre qui effectue d'importantes fouilles dans la corne de l'Afrique. Elle devient son assistante.

Passionnée depuis sa plus tendre jeunesse par les animaux (et végétarienne), elle décide, en 1960, de vivre seule parmi eux, pour mieux les observer et les comprendre. Elle s'installe dans la région du lac Tanganyika (Tanzanie), dans ce qui est aujourd'hui le parc national de Gombe Stream, pour y étudier les mœurs des chimpanzés.

Jane Goodall commence alors ce qui sera la plus longue étude de terrain menée sur les animaux sauvages vivant dans leur environnement naturel. Durant ses premières années à Gombe, elle découvre de nombreux aspects du comportement des chimpanzés.

En octobre 1960, elle observe un chimpanzé en train de fabriquer et d'utiliser des outils pour attraper des termites. Cette découverte ébranle la définition de « l'être humain » de l'époque qui attribuait alors ce comportement exclusivement à l'homme. Grâce à ses recherches, nous savons maintenant que les chimpanzés sont biologiquement semblables aux humains, qu'ils démontrent de nombreuses capacités intellectuelles, qu'ils chassent pour se procurer de la viande, qu'ils utilisent des outils et que les membres d'une même famille maintiennent des liens forts et durables et ce, durant toute leur vie.

Pendant les années qui suivent, ses travaux continuent à profondément transformer la manière de voir les primates (aussi bien les singes que les hommes). Elle a d'abord observé que les chimpanzés ne sont pas végétariens mais omnivores, contrairement à ce que l'on pensait alors. Mais ses innombrables travaux l'ont amenée à donner des noms aux animaux qu'elle côtoyait et ainsi à leur donner une personnalité, extrayant ainsi les primates d'une image simple pour estomper en partie la distinction entre les singes et les hommes.

Aujourd'hui, le {{Dr}} se donne pour mission essentielle d’alerter l’opinion publique des dangers qu’encourt notre planète et de faire évoluer les comportements individuels vers une meilleure prise de conscience de notre environnement.

Fondé en 1977, en Californie, par le {{Dr}}, l’{{lien}} célèbre ses trois décennies de recherche, d’éducation et de conservation de la faune.

L’Institut inscrit son action dans une démarche globale de protection de la biodiversité, d’aide à la gestion durable et équitable des ressources naturelles, et d’éducation des plus jeunes.

Depuis 1977, l’Institut Jane Goodall protège les chimpanzés sauvages, gère des réserves naturelles et a créé des refuges en Afrique pour protéger nos plus proches cousins. Ces refuges accueillent majoritairement des orphelins dont les mères ont été victimes de la chasse. Sans les refuges de l'Institut, ils seraient condamnés.

Pour préserver la faune et lutter contre les menaces (trafics, chasse, déforestation, épidémies) qui pèsent sur l’avenir des grands singes, l’Institut développe, depuis sa création, des programmes innovants : Roots & Shoots pour l’éducation des plus jeunes (il encourage les jeunes à s'impliquer dans des projets visant à prendre davantage soin des animaux, de l'environnement et de la communauté humaine), Tacare pour aider au développement durable des populations et lutter contre les maladies, ChimpanZoo pour étudier et améliorer les conditions de vie des chimpanzés en captivité.

L'Institut Jane Goodall France a été créé en 2004.

Jane Goodall est aussi membre d'honneur du Club de Budapest.

Une photo d'elle se trouve sur le Voyager Golden Record.

couverture du document
LivresDisponible (1)
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dix messages d'amour dans la vie des chimpanzés contés par Jane Goodall et illustrés par Alan Marks
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